Episode 4: Un indice virevoltant
« Police, j’écoute »
« Allô police ! Ici Sidonie Pistil ! J’ai besoin de votre aide, mon mari s’est fait enlevé ! »
« Voilà qui n’est pas chose commune par ici. Vous avez pensé à regarder s’il n’était pas dans un paquet de sugusses ? »
« Bien sûr que j’y ai pensé! Il a réellement disparu, je vous en supplie magnez vous, il y a encore des preuves hippiques dans la maison. »
« Quoi ? Ne me dite pas qu’ils ont utilisé un leurre chevalin ? Nom d’une cornemuse ! Nous partons immédiatement». Le commissaire se retourna vers son collègue. « Jean-Michel, prépare la voiture… on a affaire à des pros ».
Nos amis restèrent dans les graviers en attendant la police. Bob et Bobette s’étaient assis en cercle et tentaient de trouver une explication à l’histoire rocambolesque qu’ils étaient en train de vivre. Quelques mètres plus loin, Sidonie noyait son chagrin en siphonnant le réservoir de sa trottinette… le temps passait à la vitesse d’un oiseau mort. Après plusieurs longues minutes d’attente, on vit enfin apparaître au loin l’automobile contenant les deux agents de la maréchaussée tant attendus. Elle fonçait toutes voiles dehors vers la propriété de Lambic et Sidonie en agitant son gyrophare avec entrain. Une fois à hauteur de la maison, elle s’arrêtait net sur le parking, envoyant quelques gravillons se planter dans les couettes de la charmante Bobette. « Dans le mile !.. Je n’ai jamais supporté cette coupe de tifs » hurla le commissaire tout en arrêtant le moteur.
Jean-Postiche et Jean-Michel descendirent de leur vaisseau et se dirigèrent vers nos trois compagnons. Jean-Postiche était le chef de la brigade criminelle de la région depuis plus de 4 ans. C’était un homme grand et fort comme on en fait plus, affublé de deux terribles paluches comportant au moins six doigts chacune. Attaché aux coutumes policières, il portait un long manteau noir et des collants assortis qui lui allaient si bien. Son coéquipier était plutôt à classer dans la catégorie standard de son commissariat. De jour comme de nuit, il arborait son képi et sa moustache de fonction. Son uniforme était composé d’un short en laine bleu vif, d’un petit gilet de même constitution et d’une paire de bottes en massepain.
« Madame Pistil ? On a fait aussi vite que l’on a pu » lança l’inspecteur. « Je vous prierai de garder votre sang froid et de lâcher cette trottinette. Merci. Maintenant pourriez-vous m’indiquer où se trouve la bête ? ». Bob indiqua la fenêtre de la chambre de Lambic avec son genou. A travers les rideaux, on distingua une silhouette qui semblait battre la chamade. Les deux policiers allèrent se dresser devant la maison. « Ca va être coton » dit le plus doigté des deux, « on va essayer de le choper par l’intérieur. Vous trois vous surveillez la fenêtre et vous criez si vous voyez quelque chose d’anormal. » « Roger ! » répondirent Bob et Sidonie. Bobette se dirigea quant à elle vers un buisson en se tenant le ventre. « je vous rejoins, j’ai un truc à faire. Mais ne m’attendez pas ça peut prendre du temps » s’excusa t’elle.
Les deux cow-boys entrèrent dans la maison. Bob fixait attentivement le mouvement du rideau. Plus le temps passait et plus le rideau prenait une forme pour le moins étrange. Il commençait à lui pousser des cheveux, des yeux, un corps,… « Mais Ventre-Diable ! C’est notre cheval que je vois là » s’écria t’il en s’aggripant à lui-même. Sa voix fut couverte par un bruit de porte cédant sous les coups de boule des deux inspecteurs. « Congèle toi ! » hurla Jean-Postiche, « Tu ne peux pas t’échapper ! Essaie pas de faire ton malinois, passe gentiment les mains derrière la tête et suis-nous ! ». Le cheval à l’œil hagard et fou ne bronchait pas. Il restait enrubanné dans le rideau tel un nem, quelques pousses de soja attachées le long du corps. Soudain en une fraction de seconde, son regard devint lucide. Il fit un bras d’honneur aux services de l’ordre et se jeta à travers la fenêtre en criant « Baaaambiiii ! ». Il atterrit alors avec fracas sur la grosse gueule de Sidonie qui ne manquait pas de place, puis courut vers le soleil couchant en chantant qu’il était un pauvre cow-boy solitaire loin de sa baraque ou un truc du genre. « Rattrapez-le ! » criait Jean-Michel du haut de sa tour.
Bob et Sidonie foncèrent vers la porte de leur garage. Ils s’acharnèrent à tirer sur la bobinette aussi vite qu’ils le pouvaient. Plus loin, Bobette les rejoignait avec un air obscur. Elle avait laissé derrière elle un buisson tout fané et duquel on entendait encore les sons d’un écoulement d’eau. Une fois à hauteur de son frère et de sa tante, elle stoppa sa marche, attendit quelques secondes et s’exclama : « J’ai chié ma pipe ».
« Allô police ! Ici Sidonie Pistil ! J’ai besoin de votre aide, mon mari s’est fait enlevé ! »
« Voilà qui n’est pas chose commune par ici. Vous avez pensé à regarder s’il n’était pas dans un paquet de sugusses ? »
« Bien sûr que j’y ai pensé! Il a réellement disparu, je vous en supplie magnez vous, il y a encore des preuves hippiques dans la maison. »
« Quoi ? Ne me dite pas qu’ils ont utilisé un leurre chevalin ? Nom d’une cornemuse ! Nous partons immédiatement». Le commissaire se retourna vers son collègue. « Jean-Michel, prépare la voiture… on a affaire à des pros ».
Nos amis restèrent dans les graviers en attendant la police. Bob et Bobette s’étaient assis en cercle et tentaient de trouver une explication à l’histoire rocambolesque qu’ils étaient en train de vivre. Quelques mètres plus loin, Sidonie noyait son chagrin en siphonnant le réservoir de sa trottinette… le temps passait à la vitesse d’un oiseau mort. Après plusieurs longues minutes d’attente, on vit enfin apparaître au loin l’automobile contenant les deux agents de la maréchaussée tant attendus. Elle fonçait toutes voiles dehors vers la propriété de Lambic et Sidonie en agitant son gyrophare avec entrain. Une fois à hauteur de la maison, elle s’arrêtait net sur le parking, envoyant quelques gravillons se planter dans les couettes de la charmante Bobette. « Dans le mile !.. Je n’ai jamais supporté cette coupe de tifs » hurla le commissaire tout en arrêtant le moteur.
Jean-Postiche et Jean-Michel descendirent de leur vaisseau et se dirigèrent vers nos trois compagnons. Jean-Postiche était le chef de la brigade criminelle de la région depuis plus de 4 ans. C’était un homme grand et fort comme on en fait plus, affublé de deux terribles paluches comportant au moins six doigts chacune. Attaché aux coutumes policières, il portait un long manteau noir et des collants assortis qui lui allaient si bien. Son coéquipier était plutôt à classer dans la catégorie standard de son commissariat. De jour comme de nuit, il arborait son képi et sa moustache de fonction. Son uniforme était composé d’un short en laine bleu vif, d’un petit gilet de même constitution et d’une paire de bottes en massepain.
« Madame Pistil ? On a fait aussi vite que l’on a pu » lança l’inspecteur. « Je vous prierai de garder votre sang froid et de lâcher cette trottinette. Merci. Maintenant pourriez-vous m’indiquer où se trouve la bête ? ». Bob indiqua la fenêtre de la chambre de Lambic avec son genou. A travers les rideaux, on distingua une silhouette qui semblait battre la chamade. Les deux policiers allèrent se dresser devant la maison. « Ca va être coton » dit le plus doigté des deux, « on va essayer de le choper par l’intérieur. Vous trois vous surveillez la fenêtre et vous criez si vous voyez quelque chose d’anormal. » « Roger ! » répondirent Bob et Sidonie. Bobette se dirigea quant à elle vers un buisson en se tenant le ventre. « je vous rejoins, j’ai un truc à faire. Mais ne m’attendez pas ça peut prendre du temps » s’excusa t’elle.
Les deux cow-boys entrèrent dans la maison. Bob fixait attentivement le mouvement du rideau. Plus le temps passait et plus le rideau prenait une forme pour le moins étrange. Il commençait à lui pousser des cheveux, des yeux, un corps,… « Mais Ventre-Diable ! C’est notre cheval que je vois là » s’écria t’il en s’aggripant à lui-même. Sa voix fut couverte par un bruit de porte cédant sous les coups de boule des deux inspecteurs. « Congèle toi ! » hurla Jean-Postiche, « Tu ne peux pas t’échapper ! Essaie pas de faire ton malinois, passe gentiment les mains derrière la tête et suis-nous ! ». Le cheval à l’œil hagard et fou ne bronchait pas. Il restait enrubanné dans le rideau tel un nem, quelques pousses de soja attachées le long du corps. Soudain en une fraction de seconde, son regard devint lucide. Il fit un bras d’honneur aux services de l’ordre et se jeta à travers la fenêtre en criant « Baaaambiiii ! ». Il atterrit alors avec fracas sur la grosse gueule de Sidonie qui ne manquait pas de place, puis courut vers le soleil couchant en chantant qu’il était un pauvre cow-boy solitaire loin de sa baraque ou un truc du genre. « Rattrapez-le ! » criait Jean-Michel du haut de sa tour.
Bob et Sidonie foncèrent vers la porte de leur garage. Ils s’acharnèrent à tirer sur la bobinette aussi vite qu’ils le pouvaient. Plus loin, Bobette les rejoignait avec un air obscur. Elle avait laissé derrière elle un buisson tout fané et duquel on entendait encore les sons d’un écoulement d’eau. Une fois à hauteur de son frère et de sa tante, elle stoppa sa marche, attendit quelques secondes et s’exclama : « J’ai chié ma pipe ».

3 Comments:
Magnifique.
Terrible... mais quelle pipe? Celle de MAgritte qui n'en étaits pas une? Ou celle du comissaire Maigret cette fois-ci absent... Mais que fait la police? Le suspens se fait de moins en moins tenable. Quoi, que va-t-il bien pourvoir nous relater ce jeune auteur des temps qui par sa plume et son style rocambolsco-pistillesque revisite les aventures des héros de WILLY VANDERSTEEN. Où est donc Jérôme et le professeur Barabas? Disparus avec Lambic? Viendront-ils à la rescousse de nos héros? Les lecteurs devront patienter...
chers lecteurs, la suite sortira normalement ce mardi 24, avec de l'action en perspective. Pour ce qui est de la pipe, c'est une pipe standard en bois fabriquée à partir d'écorce de ramier. Bobette l'a reçue pour son 2e anniversaire de la part de toute sa famille qui avait fait un pot
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