Episode 3: Le retour de Sidonie
Le choc de la vision que venait de subir Bobette la fit littéralement tomber dans les jonagolds. Elle perdit l’équilibre et tomba la tête la première sur le sol, enfonçant la pipe qu’elle avait encore en bouche au plus profond de ses amygdales. Bob restait impassible et tentait de trouver une explication à tout cela. Quel mystère se cache derrière ce tableau ? Lambic a t-il été kidnappé ? Pourquoi les posters de la chambre ont-ils tous été égorgés ? Le cheval passera t’il un remix hippique de Benny B ? C’était beaucoup trop de questions pour un seul homme, et il décida qu’il valait mieux attendre sa tante. Il prit Bobette par le nez et la tira hors de la chambre, puis ferma la porte à double tour pour empêcher l’animal de s’échapper.
Après avoir lancé sa sœur au rez-de-chaussée, Bob descendit la rejoindre dans le séjour. Celle-ci était toujours inanimée. Heureusement pour elle, Bob était Sébastien-secouriste et connaissait les gestes élémentaires de survie à appliquer dans pareille situation. Il alla donc planter la tête de sa sœur dans le four de la cuisine, en prenant soin de mettre celui-ci sur le thermostat Bobette. Après quelques minutes, celle-ci reprit conscience. Elle se redressa et s’assura que ce qu’elle venait de vivre n’était pas un rêve. « Pas le moins du monde » lui répondit son frère, « on est encore dans de beaux draps. Je ne sais vraiment pas ce que nous devons faire. On peut soit attendre la vieille Sidonie, soit appeler la police, soit on fout le feu au cheval. Le choix est braconnien mais je pense que… ». Il fut interrompu par un bruit de réacteur et des crissements de pneu qui venaient des graviers qui longeaient la maison. C’était Sidonie qui revenait à bord de sa trottinette. Cette nouvelle raviva un peu le moral des deux enfants, qui coururent aussitôt la rejoindre pour lui expliquer la situation.
Sidonie était postée devant son engin, un timbre accolé au visage . Cette femme d’une cinquantaine d’année était restée jolie malgré les souffrances qu’elle avait endurées durant son enfance. Elle avait un long visage ovale sur lequel une chevulure blonde et reluisante surveillait les alentours. Grande et mince, elle portait sa combinaison de peintre en espèce canine, sur lequel elle avait fait brodé la tête de Philippe Bouvard. Son accoutrement était également composé d’un réservoir de peinture dorsal, muni d’un pistolet à peinture pouvant atteindre une cible à 30 mètres. « Salut les nazes ! » dit-elle en voyant arriver les deux compagnons. « Je vous ai ramené de la cigogne pour dîner. Une bête de 8 kilos importée directement des States. Si c’est pas beau. »
« Tantine ! Lambic à disparu ! On a retrouvé sa chemise dans le jardin et un leurre chevalin dans sa chambre ! » lui cria Bob à l’oreille. « Oui et j’ai avalé ma pipe à cause d’un cheval» ajouta Bobette en imitant l’accent de Popeye. « What the hell ! » s’exclama Sidonie en amarrant sa trottinette « Que c’est-il passé exactement ? Vous avez pensez à regarder s'il ne se cachait pas dans un paquet de sugusses? ». Bob et Bobette lui racontèrent comment ils avaient trouvé l’épouvantail, puis le cheval et le lit de Lambic.
« Mais il faut faire quelque chose ! » hurla la vieille Sido. « ho c’est affreux, ho c’est affreux ! Vite ! Il faut faire appel à l’inspecteur Soulier ! Quel mois sommes-nous ? ». « On est en juillet » répondit Bob. « Nom d'une sarbacanne! pas de chance. Il ne passe qu’entre les fêtes, on a pas le temps. Tant pis on va prévenir la police ». Sidonie sortit son portable de sa poche.
« Opérateur ? Je voudrais un appel en PVC pour la police s’il vous plaît ». « Je suis désolée madame », répondit l’interlocutrice, « tous les appels en PVC sont occupés pour le moment. Mais je peux vous mettre sur une ligne en frigolite si vous le désirez ». « Ca fera l’affaire, je suis pressée ! Mon mari a disparu ! Dépêchez-vous !».
Après avoir lancé sa sœur au rez-de-chaussée, Bob descendit la rejoindre dans le séjour. Celle-ci était toujours inanimée. Heureusement pour elle, Bob était Sébastien-secouriste et connaissait les gestes élémentaires de survie à appliquer dans pareille situation. Il alla donc planter la tête de sa sœur dans le four de la cuisine, en prenant soin de mettre celui-ci sur le thermostat Bobette. Après quelques minutes, celle-ci reprit conscience. Elle se redressa et s’assura que ce qu’elle venait de vivre n’était pas un rêve. « Pas le moins du monde » lui répondit son frère, « on est encore dans de beaux draps. Je ne sais vraiment pas ce que nous devons faire. On peut soit attendre la vieille Sidonie, soit appeler la police, soit on fout le feu au cheval. Le choix est braconnien mais je pense que… ». Il fut interrompu par un bruit de réacteur et des crissements de pneu qui venaient des graviers qui longeaient la maison. C’était Sidonie qui revenait à bord de sa trottinette. Cette nouvelle raviva un peu le moral des deux enfants, qui coururent aussitôt la rejoindre pour lui expliquer la situation.
Sidonie était postée devant son engin, un timbre accolé au visage . Cette femme d’une cinquantaine d’année était restée jolie malgré les souffrances qu’elle avait endurées durant son enfance. Elle avait un long visage ovale sur lequel une chevulure blonde et reluisante surveillait les alentours. Grande et mince, elle portait sa combinaison de peintre en espèce canine, sur lequel elle avait fait brodé la tête de Philippe Bouvard. Son accoutrement était également composé d’un réservoir de peinture dorsal, muni d’un pistolet à peinture pouvant atteindre une cible à 30 mètres. « Salut les nazes ! » dit-elle en voyant arriver les deux compagnons. « Je vous ai ramené de la cigogne pour dîner. Une bête de 8 kilos importée directement des States. Si c’est pas beau. »
« Tantine ! Lambic à disparu ! On a retrouvé sa chemise dans le jardin et un leurre chevalin dans sa chambre ! » lui cria Bob à l’oreille. « Oui et j’ai avalé ma pipe à cause d’un cheval» ajouta Bobette en imitant l’accent de Popeye. « What the hell ! » s’exclama Sidonie en amarrant sa trottinette « Que c’est-il passé exactement ? Vous avez pensez à regarder s'il ne se cachait pas dans un paquet de sugusses? ». Bob et Bobette lui racontèrent comment ils avaient trouvé l’épouvantail, puis le cheval et le lit de Lambic.
« Mais il faut faire quelque chose ! » hurla la vieille Sido. « ho c’est affreux, ho c’est affreux ! Vite ! Il faut faire appel à l’inspecteur Soulier ! Quel mois sommes-nous ? ». « On est en juillet » répondit Bob. « Nom d'une sarbacanne! pas de chance. Il ne passe qu’entre les fêtes, on a pas le temps. Tant pis on va prévenir la police ». Sidonie sortit son portable de sa poche.
« Opérateur ? Je voudrais un appel en PVC pour la police s’il vous plaît ». « Je suis désolée madame », répondit l’interlocutrice, « tous les appels en PVC sont occupés pour le moment. Mais je peux vous mettre sur une ligne en frigolite si vous le désirez ». « Ca fera l’affaire, je suis pressée ! Mon mari a disparu ! Dépêchez-vous !».

4 Comments:
Nom d'une sornemuse! Ce troisième opus est encore plus palpitant...
Dan Brown et son Da Vinci Code n'ont qu'à bien se tenir car TrictoBrown et son Sydoni Code vont tout ballayer sur leur passage
Cher Monsieur Trictis, je vous trouve remorquable! Quelle agilité du verbe, quelle souplesse de l'emphase, quelle subtilité du complément d'objet direct... Vous êtes sans nul doute un auteur élémouffle!
Merci, Ô Troctofindus, de faire bénéficier de ta science infinie en matière de nulparologie tes fans des quatre coins du monde, dont Mabompré. Apres une bonne journée de boulot, une bonne douche et un bon pet (oui, je pète beaucoup), je m'installe devant mon PC et bois ta prose comme du jus de pomme-fraise. Ton n'imagination n'a d'égal que ton talent de chasseur de kangourou ou de chanteur de "tortue ninja"... tu es un peu le Rémy Brika des temps nouveaux, en moins pigeonesque. Et comme disait la grande poétesse Ashanti: "and for that, I want to thank you" Keep on pistilling your life man, cause you're pistilling ours too.
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