Le trictoblog

Le trictoblog, c'est votre roman-feuilleton de l'hiver. Jours après jours, retrouvez les aventures, basées sur des faits réels, de nos fabuleux compagnons.

GPS randonnée Achat Centraux Telephoniques et Imprimantes Escort Agency Girls

samedi, janvier 28, 2006

Episode 5: Colin Mc Bob

Au plein cœur de la cacophonie générale qui règnait sur le domaine de Gnouf-Town, Bob et sa tante parvenaient enfin à ouvrir leur garage, sous les encouragements gastriques de Bobette. A l’intérieur, parmis les spoilers et autres jantes qui gisaient sur le sol, on pouvait distinguer les deux bolides appartenant aux enfants : des moutons du Brésil. Mais pas n’importe lesquels, loin de là. En effet, en fervent amateur de bricolage et de haute-couture, Bob avait réussi à kitter ses animaux avec la dernière technologie disponible dans le tuning animalier. Pattes de 4 pouces, réservoir chromé, pelage dorsal en cuir imitation laine, siège banquette,... la Rolls des mangeurs d’herbe. Sa plus grande fierté était sans nul doute le réducteur à trois vitesses qu’il avait réussi à loger entre un poumon et le foie. Ce dispositif était contrôlé via le tableau de bord installé à l’avant de la bête, permettant ainsi de sélectionner en toute convivialité la vitesse désirée: Mouton rétro, Mouton bio, Mouton turbo.
Bob et Bobette se lancèrent chacun sur l’un de leurs fauves. Un en un coup de cric simultané, ceux-ci se mirent à vrombir avec force et fracas. « Braoomm Bèèèèbèèèè » crachait les puissantes bestioles tandis que Sidonie allait démarrer sa trottinette. « En avant les nazes ! On se le choppe et on le bouffe ! » hurla-t-elle en enfilant sa casquette.

En a peine quelques tours de pattes, la fine équipe commençait à apercevoir le canasson. Celui-ci courrait à toute allure sur la route sinueuse qui menait à la ville voisine.
« Je vais couper la route de ce simili poney en prenant la diagonale ! Vous deux collez-lui au train» cria Bob. Il tira alors fortement la tête de son bolide vers la droite pour s’engager dans un chemin de terre, dans un crissement de sabots effronté. Bobette et sa tante rattrapaient l’étalon, elles n’étaient plus qu’à quelques dizaines de mètres de lui. « La distance idéale pour une taggeuse de clébard professionnelle » se dit Sidonie. Elle sortir son pistolet à peinture et commença à mitrailler la bête. Celui-ci virevolta à temps pour éviter le jet, et alla percuter Bobette qui, pour relâcher son stress, avait maladroitement lâché son volant pour se bourrer une petite pipe. Surprise, celle-ci perdit le contrôle de son mouton et passa à travers un hangar situé le long de la route. Faisant corps à sa machine, elle filait droit vers un mur. En rétrogradant en Mouton bio, elle réussit à rétablir son équilibre et contourna l’obstacle. « Je vais perdre trop de temps !» rugit-elle les cheveux sur la tête, « tant pis je tente le tout pour le tout ». Elle enclencha alors la troisième et enfourna un Yop dans la gueule de sa monture. Celle-ci pèta des flammes prodigieuses, l’entraînant dans une accélération hors du commun. Puis tel un véritable Saint Nicolas, Bobette profita de sa vitesse pour sortir par une cheminée et retomber en direction du duo trottino-hippique. A l’image de sa canne, la chute de Bobette fut longue et vertigineuse. Enfin elle réussit à atterrir dans un bruit sourd et muet sur la route, à quelques mètres du canasson fou furieux. « On the road again » rugit alors le mouton mobile.

A l’horizon, on voyait un point lumineux qui arrivait transversalement à notre trio. C’était Bob, qui allait tenter d’intercepter la canaille. Le point d’impact était situé à une centaine de mètres. Plus loin, un camion arrivant en contre-sens semblait tituber le long de la route. Il était ivre, sans aucun doute. Sidonie sentait le danger, Bobette sentait la trouille, le cheval lui battait la mesure de ses sabots vertueux. Le carrefour s’approchait dangeureusement. Bob avait sortit son filet de pêche pour interceptionner le fuyard, mais n’avait pas vu le camion qui arrivait de l’autre côté.. Plus quelques dizaines de mètres.. Bobette se blottit à son siège, il était trop tard pour freiner. Sidonie ferma les yeux. Le camion arrivait à toute allure, zig-zagant au beau milieu de la chaussée. Sur la droite, Bob arrivait son filet à la main, tel un véritable chevalier. Le chevalier et sa monture. Un héros des temps modernes, dernier recours des innocents et des sans espoir, victimes d'un monde cruel et impitoyable.. bramait-il à tue-tête pour se donner du courage. Surgit alors l’inévitable accident. Le choc fut terrible et têtu. Bob choppa l’animal dans son filet, évitant in extremis le semi-remorque. Mais sa proie n’eu pas cette chance et fut embarquée sur plusieurs dizaines de mètres, entraînant Bobette et sa tante sur le bitume dans un jet de flammes et de morceaux de mouton. Bob alla quant à lui terminer sa course dans un auto-stoppeur qui passait par là. Après quelques secondes, l’épais nuage de fumé retomba, dévoilant la scène dans un silence complet. Plus un sourcil ne donnait signe de vie. Au loin, on commençait à attendre la voiture des policiers qui arrivaient avec empressement. Soudain, la porte du camion s’ouvrit doucement. Un grand saisi surplombé d’une banane capillaire en sortit. Sur son blouson d’apparat en abeille véritable, se dressait un badge new Bit avec l’inscription « I’m Jérome, i love chrome ». Le routier se posta au milieu de la route pour contempler les dégats. « Mes couilles ! Faut que j’arrête de tèter ! ».

dimanche, janvier 15, 2006

Episode 4: Un indice virevoltant

« Police, j’écoute »
« Allô police ! Ici Sidonie Pistil ! J’ai besoin de votre aide, mon mari s’est fait enlevé ! »
« Voilà qui n’est pas chose commune par ici. Vous avez pensé à regarder s’il n’était pas dans un paquet de sugusses ? »
« Bien sûr que j’y ai pensé! Il a réellement disparu, je vous en supplie magnez vous, il y a encore des preuves hippiques dans la maison. »
« Quoi ? Ne me dite pas qu’ils ont utilisé un leurre chevalin ? Nom d’une cornemuse ! Nous partons immédiatement». Le commissaire se retourna vers son collègue. « Jean-Michel, prépare la voiture… on a affaire à des pros ».

Nos amis restèrent dans les graviers en attendant la police. Bob et Bobette s’étaient assis en cercle et tentaient de trouver une explication à l’histoire rocambolesque qu’ils étaient en train de vivre. Quelques mètres plus loin, Sidonie noyait son chagrin en siphonnant le réservoir de sa trottinette… le temps passait à la vitesse d’un oiseau mort. Après plusieurs longues minutes d’attente, on vit enfin apparaître au loin l’automobile contenant les deux agents de la maréchaussée tant attendus. Elle fonçait toutes voiles dehors vers la propriété de Lambic et Sidonie en agitant son gyrophare avec entrain. Une fois à hauteur de la maison, elle s’arrêtait net sur le parking, envoyant quelques gravillons se planter dans les couettes de la charmante Bobette. « Dans le mile !.. Je n’ai jamais supporté cette coupe de tifs » hurla le commissaire tout en arrêtant le moteur.

Jean-Postiche et Jean-Michel descendirent de leur vaisseau et se dirigèrent vers nos trois compagnons. Jean-Postiche était le chef de la brigade criminelle de la région depuis plus de 4 ans. C’était un homme grand et fort comme on en fait plus, affublé de deux terribles paluches comportant au moins six doigts chacune. Attaché aux coutumes policières, il portait un long manteau noir et des collants assortis qui lui allaient si bien. Son coéquipier était plutôt à classer dans la catégorie standard de son commissariat. De jour comme de nuit, il arborait son képi et sa moustache de fonction. Son uniforme était composé d’un short en laine bleu vif, d’un petit gilet de même constitution et d’une paire de bottes en massepain.
« Madame Pistil ? On a fait aussi vite que l’on a pu » lança l’inspecteur. « Je vous prierai de garder votre sang froid et de lâcher cette trottinette. Merci. Maintenant pourriez-vous m’indiquer où se trouve la bête ? ». Bob indiqua la fenêtre de la chambre de Lambic avec son genou. A travers les rideaux, on distingua une silhouette qui semblait battre la chamade. Les deux policiers allèrent se dresser devant la maison. « Ca va être coton » dit le plus doigté des deux, « on va essayer de le choper par l’intérieur. Vous trois vous surveillez la fenêtre et vous criez si vous voyez quelque chose d’anormal. » « Roger ! » répondirent Bob et Sidonie. Bobette se dirigea quant à elle vers un buisson en se tenant le ventre. « je vous rejoins, j’ai un truc à faire. Mais ne m’attendez pas ça peut prendre du temps » s’excusa t’elle.

Les deux cow-boys entrèrent dans la maison. Bob fixait attentivement le mouvement du rideau. Plus le temps passait et plus le rideau prenait une forme pour le moins étrange. Il commençait à lui pousser des cheveux, des yeux, un corps,… « Mais Ventre-Diable ! C’est notre cheval que je vois là » s’écria t’il en s’aggripant à lui-même. Sa voix fut couverte par un bruit de porte cédant sous les coups de boule des deux inspecteurs. « Congèle toi ! » hurla Jean-Postiche, « Tu ne peux pas t’échapper ! Essaie pas de faire ton malinois, passe gentiment les mains derrière la tête et suis-nous ! ». Le cheval à l’œil hagard et fou ne bronchait pas. Il restait enrubanné dans le rideau tel un nem, quelques pousses de soja attachées le long du corps. Soudain en une fraction de seconde, son regard devint lucide. Il fit un bras d’honneur aux services de l’ordre et se jeta à travers la fenêtre en criant « Baaaambiiii ! ». Il atterrit alors avec fracas sur la grosse gueule de Sidonie qui ne manquait pas de place, puis courut vers le soleil couchant en chantant qu’il était un pauvre cow-boy solitaire loin de sa baraque ou un truc du genre. « Rattrapez-le ! » criait Jean-Michel du haut de sa tour.
Bob et Sidonie foncèrent vers la porte de leur garage. Ils s’acharnèrent à tirer sur la bobinette aussi vite qu’ils le pouvaient. Plus loin, Bobette les rejoignait avec un air obscur. Elle avait laissé derrière elle un buisson tout fané et duquel on entendait encore les sons d’un écoulement d’eau. Une fois à hauteur de son frère et de sa tante, elle stoppa sa marche, attendit quelques secondes et s’exclama : « J’ai chié ma pipe ».

mercredi, janvier 11, 2006

Episode 3: Le retour de Sidonie

Le choc de la vision que venait de subir Bobette la fit littéralement tomber dans les jonagolds. Elle perdit l’équilibre et tomba la tête la première sur le sol, enfonçant la pipe qu’elle avait encore en bouche au plus profond de ses amygdales. Bob restait impassible et tentait de trouver une explication à tout cela. Quel mystère se cache derrière ce tableau ? Lambic a t-il été kidnappé ? Pourquoi les posters de la chambre ont-ils tous été égorgés ? Le cheval passera t’il un remix hippique de Benny B ? C’était beaucoup trop de questions pour un seul homme, et il décida qu’il valait mieux attendre sa tante. Il prit Bobette par le nez et la tira hors de la chambre, puis ferma la porte à double tour pour empêcher l’animal de s’échapper.

Après avoir lancé sa sœur au rez-de-chaussée, Bob descendit la rejoindre dans le séjour. Celle-ci était toujours inanimée. Heureusement pour elle, Bob était Sébastien-secouriste et connaissait les gestes élémentaires de survie à appliquer dans pareille situation. Il alla donc planter la tête de sa sœur dans le four de la cuisine, en prenant soin de mettre celui-ci sur le thermostat Bobette. Après quelques minutes, celle-ci reprit conscience. Elle se redressa et s’assura que ce qu’elle venait de vivre n’était pas un rêve. « Pas le moins du monde » lui répondit son frère, « on est encore dans de beaux draps. Je ne sais vraiment pas ce que nous devons faire. On peut soit attendre la vieille Sidonie, soit appeler la police, soit on fout le feu au cheval. Le choix est braconnien mais je pense que… ». Il fut interrompu par un bruit de réacteur et des crissements de pneu qui venaient des graviers qui longeaient la maison. C’était Sidonie qui revenait à bord de sa trottinette. Cette nouvelle raviva un peu le moral des deux enfants, qui coururent aussitôt la rejoindre pour lui expliquer la situation.

Sidonie était postée devant son engin, un timbre accolé au visage . Cette femme d’une cinquantaine d’année était restée jolie malgré les souffrances qu’elle avait endurées durant son enfance. Elle avait un long visage ovale sur lequel une chevulure blonde et reluisante surveillait les alentours. Grande et mince, elle portait sa combinaison de peintre en espèce canine, sur lequel elle avait fait brodé la tête de Philippe Bouvard. Son accoutrement était également composé d’un réservoir de peinture dorsal, muni d’un pistolet à peinture pouvant atteindre une cible à 30 mètres. « Salut les nazes ! » dit-elle en voyant arriver les deux compagnons. « Je vous ai ramené de la cigogne pour dîner. Une bête de 8 kilos importée directement des States. Si c’est pas beau. »
« Tantine ! Lambic à disparu ! On a retrouvé sa chemise dans le jardin et un leurre chevalin dans sa chambre ! » lui cria Bob à l’oreille. « Oui et j’ai avalé ma pipe à cause d’un cheval» ajouta Bobette en imitant l’accent de Popeye. « What the hell ! » s’exclama Sidonie en amarrant sa trottinette « Que c’est-il passé exactement ? Vous avez pensez à regarder s'il ne se cachait pas dans un paquet de sugusses? ». Bob et Bobette lui racontèrent comment ils avaient trouvé l’épouvantail, puis le cheval et le lit de Lambic.
« Mais il faut faire quelque chose ! » hurla la vieille Sido. « ho c’est affreux, ho c’est affreux ! Vite ! Il faut faire appel à l’inspecteur Soulier ! Quel mois sommes-nous ? ». « On est en juillet » répondit Bob. « Nom d'une sarbacanne! pas de chance. Il ne passe qu’entre les fêtes, on a pas le temps. Tant pis on va prévenir la police ». Sidonie sortit son portable de sa poche.
« Opérateur ? Je voudrais un appel en PVC pour la police s’il vous plaît ». « Je suis désolée madame », répondit l’interlocutrice, « tous les appels en PVC sont occupés pour le moment. Mais je peux vous mettre sur une ligne en frigolite si vous le désirez ». « Ca fera l’affaire, je suis pressée ! Mon mari a disparu ! Dépêchez-vous !».

lundi, janvier 09, 2006

Episode 2: la terrible découverte

"Saperli! Bobette! Regarde moi ca!" Hurla Bob en commençant à accéler le pas. "Ce n'est pas un maçon, c'est un épouvantail! Mais sacrebleu que fait-il donc au bord de la rivière?".
Bob et sa soeur se postèrent en face de l'épouventail. Il était bien plus grand qu'eux et portait une chemise blanche. Ses jambes étaient grossièrement représentées par deux cadavres de mouflon plantés dans le sol. De chaque côté de la chemise, on pouvait distinguer des bras qui étaient composés de petits bouts d'animateurs télé. On pouvait même distinguer clairement la grosse gueule d'Annie Pujol à l'embrasure de son coude gauche. Son visage était quant à lui conçu à partir d'un poêlon, sur lequel était disposés deux trombones en guise de pupilles. Ces deux petits yeux scrutaient le Nord de manière permanente, comme s'il voulait indiquer quelque chose... l'Islande peut-être... personne ne l'a jamais su.

"Qu'est-ce donc cette merveilleuse mascarade?" dit Bob qui n'avait plus vraiment envie de manger. "En tout cas je veux pas savoir ce qu'il a y sous tes couettes pour aller confondre ça avec un maçon, il n'a même pas de truelle! Enfin quoi qu'il en soit maitenant on l'a dans l'oreille pour fabriquer notre parpaing. Bullshit."
Bobette était toujours préoccupée par l'épouventail. Les traits ridés de ce personnage lui rappelait quelque chose, mais impossible de mettre l'orteil dessus. Puis soudain, un éclair de frayeur vint transpercer son visage.
"La chemise! C'est celle de Lambic! Mais il ne s'en sépare jamais, comment a t-elle pu atterrir ici? Mon petit Bob je n'aime pas ça.. ouh que non!"
"Vite! Allons voir s'il est toujours dans sa chambre" repondit le garçon.

Les deux comparses filèrent toutes jambes dehors vers leur maison. Leurs coeurs palpitaient à l'unisson dans une course effrénée où Bob prenait l'avantage. Glissant sur l'herbe tel un véritable buggy, il prenait de plus en plus de distance sur Bobette qui regrettait bien amèrement d'être venue avec des palmes. Bob entra dans la maison le premier, et grimpa quatre à quatre les marches de l'escalier qui menait à la chambre de Lambic. Arrivé devant la porte, il écouta attentivement les sons qui en émanait. On entendait toujours le bruit saisissant que faisait Lambic durant son sommeil.
"Il est bien là, c'est bizarre" se dit-il à lui-même tandis que Bobette le rejoignait. "On devrait peut-être entrer quand même, histoire de voir s'il va bien. Et puis de toute façon il faudrait qu'il commence à se lever, il donne cours de saut à la barbe élastique dans deux heures".
Bob tourna lentement la poignée de la porte, puis poussa lentement cette dernière en avant..

Le spectacle qui les attendait n'avait rien de ce qu'ils pouvaient imaginer trouver. En effet, au centre de la pièce se trouvait un énorme baffle. Derrière celui-ci, un cheval brun affublé d'un casque était assis dans le fauteuil de Lambic, un micro à la patte. Il hurlait des mots incompréhensibles avec une sorte de démence dans le regard: "DDDDJJJ Sttttuuuboooowwwlll! Jump it up oh yeah! Come on the floor for the Omar Sharrif song.. everyboooddyyy!"
On l'avait surement drogué. De l'autre côté de la pièce, les divers posters du festival de la chemisette qui était suspendus avaient été déchirés avec une arme blanche. Une cuillère probablement, vu les traces de soupe qui dégoulinaient le long du mur. Mais le regard de nos compagnons se posa immédiatement sur quelque chose de beaucoup plus troublant. En effet sous la fenêtre qui illumait la scène gisait le lit de Lambic... vide.

samedi, janvier 07, 2006

Episode 1: un jour d'été pas comme les autres

Par un beau matin d'été, Bob et Bobette décidèrent d'un commun accord de faire quelque chose de nouveau. En effet cela faisait plus d'un mois qu'ils passaient leur vacances à pitter dans les burnes de Franfreluche, ce qui entrainait des conséquences désastreuses sur les douilles de nos deux compagnons.
"Que faire?" S'exclama Bobette tout en fumant la pipe.
"Et si on allait demander à Lambic?" Proposa Bob sur un ton qui laissait paraitre une envie soudaine de moules.
"Bonne idée! Allons y!".

Bob et Bobette rentrèrent dans la maison gigantesque qui se trouvait à coté d'eux. Cette maison était celle de leur tante Sidonie, une vieille dame dont le job était, sur ordre du bourgmestre, de repeindre les chiens en bleu. A mesure que nos deux compères s'approchaient de la chambre de Lambic, on entendait des rugissements de plus en plus puissants.
"Ventre-Saint-Gris!" s'écria Bobette, "On dirait un cheval qui crie dans un micro!"Elle n'était pas tombé très loin. En effet, Lambic dormait encore et ses ronflements allait faire écho contre la jante en aluminium posée au dessus de la cheminée.
"Diantre, nous allons devoir changer nos projets!" dit Bob tout en dégustant quelques moules qu'il venait de trouver dans ses cheveux. "Et si nous allions fabriquer un parpaing pour l'offrir à tantine?"
"Pourquoi pas, j'ai justement vu un maçon tantôt au bord de la rivière" repondit Bobette.

Bob et Bobette sortirent donc de la maison et se dirigèrent vers la rivière.
"j'espère que tu n'es pas trompée" dit Bob tout en découvrant un petit pompiste dans l'une de ses moules, "parce que si nous ne trouvons pas de maçon, on sera encore obligé de latter les basquèses du vieux franfreluche".
"Rassure-toi bob" dit Bobette, "au pire on ira manger des bouts de Lambic pendant qu'il dort encore".
Mais alors qu'ils n'étaient plus qu'à quelques mètres du petit cours d'eau, ils s'aperçurent que ce que Bobette avait pris pour un maçon n'était autre que le présage d'une terrible nouvelle...

Prélude

Bonjour cher lecteur,

tu trouveras sur ces pages et en exclusivité, le roman-série que j'ai soudé pour toi.
Non, ne me remercie pas. Remercie ma plume